Pathologies mécaniques
Inflammation de la capsule, l'enveloppe qui entoure l'articulation de l'épaule : elle peut devenir rétractile et aboutir à une épaule enraidie, dite « épaule gelée ». La douleur s'accompagne d'une importante réduction de la mobilité, y compris quand le médecin mobilise le bras à votre place. Traitement d'abord médical (antalgiques, infiltration si besoin, rééducation) ; comme pour toute épaule douloureuse chronique, l'immobilisation n'est pas conseillée.
Une inflammation de la capsule, l'enveloppe qui entoure l'articulation de l'épaule. Elle peut devenir rétractile et aboutir à une épaule enraidie. Les douleurs de l'épaule surviennent surtout dans la deuxième partie de la vie et sont dites chroniques au-delà de trois mois.
Source : Ameli — Épaule douloureuse chronique
Par l'examen : le médecin compare les deux épaules, mesure les amplitudes lors des mouvements que vous faites vous-même (mobilisation active) et de ceux qu'il fait à votre place (mobilisation passive), au besoin en position couchée, puis réalise des tests tendineux spécifiques. Une épaule limitée même en mobilisation passive est une épaule « raide » : c'est le critère retenu par la HAS en 2023 pour évoquer une capsulite rétractile ou une arthrose plutôt qu'une tendinopathie. Des radiographies sont réalisées en première intention ; échographie, IRM ou arthroscanner ne viennent qu'ensuite, selon le cas.
Source : HAS 2023 — Épaule douloureuse non traumatique de l'adulte
Non. Pour une épaule douloureuse chronique, quelle qu'en soit la cause, Ameli indique qu'une immobilisation de l'épaule n'est pas conseillée. Le traitement est d'abord médical : paracétamol en premier, anti-inflammatoire sur une courte durée en cas d'épisode douloureux aigu, infiltration de corticoïde si besoin (si deux infiltrations sont nécessaires, elles doivent être espacées d'au moins trois semaines) ; la rééducation (kinésithérapie), souvent associée aux antalgiques, vise à soulager la douleur et à récupérer force et mobilité, et le médecin vous conseille sur les gestes à supprimer et les activités à poursuivre sans réveiller fortement la douleur.
Recommandations et fiches officielles — consultables depuis la fiche interactive.
Source : Ameli — Traitement de l'épaule douloureuse chronique
D'après la synthèse Cochrane (cinq petits essais, preuves limitées), les corticoïdes en comprimés apportent un bénéfice significatif à court terme — douleur, amplitude et fonction évaluées à trois semaines — qui n'est plus retrouvé à six semaines ; pris brièvement par des personnes par ailleurs en bonne santé, ils ne semblent pas nuisibles. Revue ancienne (2006) : la décision se prend au cas par cas avec votre médecin, jamais en automédication.
Source : Cochrane — Stéroïdes oraux, capsulite rétractile
Si l'évolution n'est pas satisfaisante malgré un traitement médical bien suivi, le médecin traitant peut demander l'avis d'un rhumatologue, d'un médecin du sport, d'un médecin de réadaptation fonctionnelle ou d'un chirurgien orthopédique.
Source : Ameli — Diagnostic de l'épaule douloureuse chronique